Livres vs Adaptations

Je suis une légende

Le livre:je-suis-une-legende-recto

Auteur : Richard Matheson
Collection : Folio SF
Parution : Avril 2001
Pages : 240
EAN: 9782070418077
Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l’abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil… Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu’aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.
Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l’ultime survivant d’une espèce désormais légendaire.

 

 

Le film: pvc73mjkaxui7nj55z5fmtekid1

 

Réalisateur: Francis Lawrence
Nationalité: Américaine
Date de sortie: 19 décembre 2007
Durée: 100 minutes

 

 

 

 

Ma lecture du livre: 

Je suis une légende est un livre que j’ai beaucoup apprécié. Un style d’écriture simple qui transporte son lecteur sans trop de difficulté. Ce fut une lecture agréable qui m’a fait passer un bon moment.

L’histoire de base est assez simple: dans un univers apocalyptique, Robert Neville est le dernier humain sur Terre. Comme sa femme et sa fille, tous les autres êtres humains de la planète se sont transformés en sorte de vampires qui essaient dès lors, la nuit, de venir le tuer pour le manger. Bref, c’est quelque chose d’assez vu et revu sur la forme, mais de totalement unique sur le fond. Ce qui est très intéressant ici, c’est de voir comment la vie d’un homme qui est désormais seul sur Terre s’organise. C’est finalement toujours la même chose: aujourd’hui étant la continuation du périple d’hier. Rien de bien excitant ne vient ponctuer sa journée. En bref, tout est fait pour démoraliser l’unique survivant et le lecteur du livre. Pourtant, c’est tout le contraire qui se produit: on se surprend à être en haleine du début à la fin, à tourner les pages avec envie et curiosité. Et oui, derrière cette monotonie, les sensations et les ressentis sont toujours là. D’abord, c’est la joie qui nous gagne avec la présence d’un chien qui n’est pas contaminé. Puis, la tristesse lorsque l’on se rend compte qu’il ne peut pas être sauvé. Enfin, la peur  quand on réalise avec le personnage principal que tout est perdu et ce, pour toujours. Nous allons de découvertes scientifiques en surprises pour finir médusés et bouleversés.

Le plus important et le plus spectaculaire du roman est sans doute sa fin: alors que l’on pense, comme avec l’histoire du chien, avec trouvé un être vivant non contaminé, on saute de joie. Comment faire autrement? La présence d’une femme vivante, humaine et bien portante n’est que synonyme de joie pour un homme qui se pensait seul pour toujours. Et là, retournement de situation: alors qu’il passait son temps à traquer les vampires le jour pour les tuer, c’est lui qui est traqué par des sortes de mutants pas totalement transformés en monstre. C’est là que l’on comprend que le critère de différence ne dépend que du point de vue dans lequel on se place.  Malgré son humanité, Neville se rend compte trop tard qu’il est lui même un monstre pour cette nouvelle espèce intermittente dont il faut se débarrasser au plus vite. Comment un humain unique peut-il s’adapter à une nouvelle société composée de contaminés? Il ne le peut pas, de même que les vampires ne peuvent pas s’adapter à une société pleine d’humains. Aussi, ce livre nous invite à nous pencher sur la question de différence, de tolérance, de survie et de société. C’est un livre de science-fiction, bien sûr, où la science est très présente principalement lorsque Neville cherche un remède en vain. Mais c’est aussi un bouquin assez philosophique, notamment et principalement sur sa fin qui nous laisse perplexes et bouches bées.

Ma note: ★★★★☆

Le visionnement du film:

J’ai d’abord regardé le film avant de lire le livre. Au moment de son visionnement, je me rappelle avoir été très déçue car il n’arrivait pas à me transporter et j’avais jugée alors l’histoire banale, vide de sens. En bref, j’avais classé ce film dans la catégorie « navet » et je regrettais d’avoir dépensé sept euros pour aller le voir sur le grand écran.

Après avoir lu le livre, j’ai compris pourquoi le film ne m’avait guère plus: l’adaptation cinématographique ne gardait que l’histoire plate, sans forme et sans but. C’était uniquement la représentation d’un homme, unique survivant, se baladant avec sa chienne dans une ville détruite le jour, se barricadant dans sa maison la nuit pour échapper aux monstres. Le réalisateur avait voulu faire fort en offrant une histoire qui était censée plaire au plus grand nombre: celle d’un homme prêt à tout pour survivre face à des monstres sanguinaires et sans pitié. L’aspect scientifique et les nombreuses recherches sur le virus sont passés à la trappe, sans même parler de la fin si bouleversante et émouvante du roman. On essaie de verser une petite larme au spectateur avec la mort de Sam qui est tragique. C’est le moment du livre qui transparaît dans le film: l’instant où le spectateur comprend que la vie ici n’est absolument pas possible et que le personnage principal reste et restera à jamais seul.

Cependant, un film américain n’est pas un film américain pour rien: loin de vouloir donner une fin triste et philosophique, le réalisateur a opté pour une fin un peu plus motivante et romantique: on revoit une femme, ici aussi, accompagnée d’un enfant. Ils sont biens vivants, bien portants et bien évidemment ils représentent la promesse d’un avenir proche.

Le film est décevant et ne présente rien de particulier. C’est une histoire vue et revue. Comme je l’ai dit pour le roman, le choix de l’histoire est banal mais ce qui lui donne sa force et sa particularité qui tient le lecteur en haleine c’est son fond. Or, dans l’adaptation cinématographique, le fond à été supprimé pour axer le film sur le forme du roman. Est-ce pour plaire au plus grand nombre ou était-ce un choix pour se distinguer de l’oeuvre originelle? Dans tous les cas, je n’ai absolument pas accroché au film que j’ai trouvé redondant et qui n’avait rien de particulier. En bref, il s’agissait d’un film de science-fiction raté qui reposait sur des effets spéciaux assez impressionnants et pas vraiment recherchés.

Ma note: ★☆☆☆☆

Publicités

3 réflexions au sujet de « Je suis une légende »

  1. Je n’ai pas lu le livre, mais j’ai vu le film. J’avais pas particulièrement aimé mais pas non plus détesté. J’ai même pleuré, au moment où le chien meurt, parce que c’est toujours super triste quand un animal meurt dans un film je trouve ! 🙂

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s